L'attribution de ce titre à Hrant Dink "est un hommage à sa bravoure et une reconnaissance de sa contribution significative à la liberté d'expression et à la liberté de la presse en Turquie", a souligné le directeur de l'IPI, Johann Fritz, dans un communiqué.
Militant de la réconciliation entre Turcs et Arméniens, Hrant Dink avait été assassiné de trois balles par un militant ultra-nationaliste le 19 janvier à Istanbul, devant les locaux de l'hebdomadaire bilingue turc-arménien Agos qu'il avait fondé en 1996 et qu'il dirigeait.
Il avait auparavant été condamné par la justice turque pour ses écrits sur le génocide des Arméniens de 1915-17 sous l'empire ottoman.
"Son assassinat a privé la Turquie de l'une de ses voix les plus courageuses et les plus indépendantes et a représenté un coup terrible pour la liberté de la presse en Turquie", a souligné M. Fritz en remettant la distinction à sa veuve, Rakel Dink, au siège de l'IPI à Vienne.
Quelque 100.000 personnes avaient assisté aux funérailles de Hrant Dink, le 23 janvier, en demandant un assouplissement de la liberté de la presse en Turquie, selon IPI.
L'an passé, l'institut avait nommé "héroïne de la liberté de la presse" la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée en 7 octobre 2006 à Moscou.