La question de la poursuite ou de la suspension des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne a été retirée de l'ordre du jour du Conseil européen au dernier moment. Cette modification de l'ordre du jour s'explique par le fait que les 27 chefs d'Etat et de gouvernement sont, pour la première fois, profondément divisés sur la question de l'adhésion turque. Et, au lendemain de la signature à Lisbonne du Traité simplifié, il n'était pas question pour l'Union européenne d'étaler de profondes divisions au grand jour. Notre présence, malgré tout, a permis à l'Union européenne de mesurer le degré de notre mobilisation. La participation à la manifestation de citoyens de 13 pays d'Europe* a également servi de révélateur de notre implantation pan-européenne. La question de l'adhésion turque est donc plus présente que jamais sur l'agenda de l'Union européenne. Et la mobilisation du 14 décembre 2007, deux mois après la deuxième Convention des Arméniens d'Europe a permis à la question de la reconnaissance préalable du génocide arménien d'être réintroduite dans le débat.
La FRA Dachnaktsoutioun salue le caractère citoyen de cette manifestation ainsi que la dimension unitaire qui lui a été conférée.
Le combat continue. Le premier semestre 2008 nous permettra d'appréhender la présidence française du Conseil européen (1er juillet-31 décembre) avec détermination. D'ores et déjà, nous attendons du Président de la République, Nicolas Sarkozy, qu'il lance un appel public à Ankara pour que la Turquie reconnaisse le génocide arménien. Cette démarche est nécessaire y compris dans le cadre de l'établissement d'un partenariat privilégié entre l'Europe et la Turquie.
Nous appelons tous les Arméniens de France à rester mobilisés. La Turquie ne restera pas inactive.
Le premier semestre 2008 sera déterminant.
* France, Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Allemagne, Autriche, Suède, Bulgarie, Roumanie, Chypre, Grèce
FRA Dachnaktsoutioun pour l'Europe occidentale
Paris, le 19 décembre 2007